Les vélos électriques : avantageux, mais pas sans risques 

De multiples vélos électriques hantent les routes et trottoirs genevois. La cohabitation entre ces derniers et les piétons n’est pas toujours évidente. Souvent, nous sommes en danger face à la vitesse des vélos électriques et la non-mise en pratique des règles de base. Face à ce dilemme, nous nous sommes intéressés sur les différents avantages et risques de ce moyen de locomotion.

Bienfaits et risques

Les routes à Genève ne sont pas seulement constituées d’une piste pour les voitures, mais également d’un trottoir-piéton et d’une piste cyclable sur lesquelles roulent les vélos électriques. Nous allons nous interroger sur les bienfaits et les risques que présentent ces derniers.

Pour cela, nous avons sollicité deux utilisatrices ainsi que l’Association Genèveroule et l’Association transport et environnement (ATE) dont nous avons pu recueillir d’intéressants témoignages.

Céline : « J’ai acheté mon propre vélo électrique en 2022, je voulais le garder pour une longue durée. Je l’utilise presque tous les jours, car c’est plus rapide que les transports publics. En plus, ça me fait faire un minimum d’exercice et ça me fait prendre l’air. Je ne dois pas me fixer sur un horaire prédéfini, je peux partir plus ou moins quand je veux. »

Cécile : « C’est un vélo électrique que j’ai acheté moi-même, pour aller au travail. Il me sert tous les jours et aucun regret de cet achat ! C’est une liberté, on n’est pas lié à des contraintes horaires de transport en commun. L’autre avantage, c’est quand même de participer à l’écologie. On va parler d’un niveau de pollution qui est diminué en utilisant le vélo par rapport à la voiture. Un autre atout par rapport au vélo normal : il y a un confort, une stabilité de déplacement qui ne sont pas négligeables. Sans faire d’efforts aussi, le vélo électrique est un bon moyen de se maintenir en bonne santé tout en bougeant. Pour finir, je suis vraiment pour le vélo, qu’il soit électrique ou pas. J’aime beaucoup faire du vélo et j’inciterais vraiment les gens à s’y intéresser. »

Nous avons également consulté l’Association Genèveroule, soutenue par la ville de Genève et à but non lucratif, fondée en 2002. Elle s’occupe de louer, prêter, réparer et livrer toutes sortes de vélo. Pour elle, « le vélo électrique reste bien plus respectueux de l’environnement que la voiture. Il présente une excellente solution pour réduire le nombre de déplacements en transport individuel motorisé, notamment pour les déplacements professionnels. »

Intéressant d’un point de vue écologique

Pour l’ATE, que nous avons aussi interrogée, « la pratique du vélo électrique est accessible à un large public et permet, sur de courtes et moyennes distances, de remplacer l’usage d’une voiture ». Cette dernière affirme aussi « que le vélo électrique est très intéressant d’un point de vue écologique. Il offre une alternative au transport individuel motorisé, consommant nettement moins d’énergie, mais également prenant moins de place. Et cela, sans produire de nuisances sonores. »

On constate, grâce à ces témoignages, que nul ne remplace le côté pratique et rapide de ce véhicule pouvant circuler indépendamment de tous les autres. De plus, il permet de pratiquer de l’exercice physique au quotidien pour rester en bonne santé. Or, notre engin électrique aux nombreux avantages possède également des risques et certains inconvénients.

Céline : « Il faut être attentif, parfois les véhicules ne font pas attention. »

Cécile : « Genève fait de gros efforts pour aménager les voies. Petit à petit, je pense que les communes ou les villes vont jouer le jeu. Et se dire qu’il faut vraiment dissocier les voies parce que c’est vrai qu’on peut devenir dangereux pour les piétons. Parfois, cela est même désagréable pour eux, parce que finalement on arrive, on va vite, on ne fait pas de bruit et on peut les effrayer. Pour le casque, il n’est absolument pas obligatoire dans le sens où on ne peut pas être amendé si on ne l’a pas. Je dirais que le principal souci du vélo électrique, c’est par rapport à la batterie, il faut qu’elle soit chargée, sinon il n’y a pas de vélo. Pour conclure, ce n’est pas dangereux, mais ça demande quand même de la vigilance et de l’attention. Il faut être prudent et respecter le code, laisser passer les piétons s’ils sont engagés. Je reconnais que l’on peut effectivement avoir des réflexions de la part des piétons et c’est tout à fait justifié lorsqu’on n’a pas à passer sur le trottoir. Les trottoirs, c’est pour les piétons. »

Témoignage de Genèveroule : « Le bilan carbone d’un vélo électrique reste plus élevé que celui d’un vélo classique et la filière de recyclage des batteries est malheureusement encore peu développée. »

Enfin, l’ATE affirme que « tous les vélos électriques ont l’obligation de rouler avec les phares allumés, même de jour. De même, la vitesse maximale signalée doit toujours être respectée. » De plus, « l’ATE juge cependant qu’il n’est pas judicieux d’obliger les vélos électriques rapides à utiliser la piste cyclable dans tous les cas. À l’avenir, ils devraient être libres d’utiliser la chaussée ou la piste cyclable, selon la situation et leur besoin de sécurité. »

Risques

On observe qu’il y a des risques et des inconvénients. Notamment lorsque la batterie tombe en panne, le pédalage est plus difficile que sur un vélo classique. Il devient en effet plus lourd. Notons aussi que le vélo électrique peut atteindre des vitesses largement supérieures aux vélos traditionnels. Le système de freinage d’urgence peut être plus violent ainsi que les chutes provoquées. Ces moyens de locomotions électriques sont en effet plus lourds que les vélos classiques. La maîtrise de l’appareil du cycliste est de ce fait plus complexe.

D’après la « littérature routière », les accidents les plus rependus à vélo électrique concernent souvent des traumatismes crâniens. Ceux-ci sont plus nombreux qu’avec l’usage de vélos classiques. Le port du casque est fortement recommandé et malheureusement non obligatoire pour les personnes de plus de 12 ans.

Dans le sens commun, le trottoir désigne une partie de la voie publique. Il doit justement se distinguer de la chaussée pour la sécurité des piétons. De jour comme de nuit, si les règles ne sont pas respectées, les personnes à mobilité réduite sont d’autant plus exposées au risque, ainsi que les personnes malvoyantes, les enfants et les personnes âgées.

Néanmoins, si les règles sont respectées et qu’il y a bon usage du véhicule, le vélo électrique demeure l’un des meilleurs moyens de locomotion des temps modernes.

Et vous qu’en pensez-vous ? 

Association Genèveroule

Association transports et environnement