Dans la peau d’un perroquet Amazone

Par Celya
Dans la peau du perroquet Amazone

Bonjour, merci de m’accueillir chez vous pour cette interview exclusive depuis l’avenue Green Wings, dans votre royaume des arbres centenaires des Caraïbes.

Merci beaucoup d’avoir pensé à moi pour cet entretien. Je suis ravie de pouvoir vous faire découvrir mes splendides îles !

Présentez-vous en quelques mots, s’il vous plaît.

Je m’appelle Fleur de Lys et j’ai 10 ans.

Je vis avec mon mari Boris et nos trois enfants : notre fille Amandina et nos deux fils Noa et Matteo. Mon prénom signifie « la beauté et la pureté de la nature ». Celui de mon mari symbolise la force et le courage. Celui de notre fille représente la douceur et la délicatesse (sauf quand elle mord !). Quant à nos deux fils, Noa évoque la sérénité, tandis que Matteo symbolise la joie et l’envie de découvrir le monde.

Il faut toutefois préciser que les perroquets Amazones présents à Hawaï ne sont pas des espèces indigènes. Ils sont issus d’oiseaux de compagnie qui se sont échappés ou qui ont été relâchés dans la nature. Au fil du temps, certains ont formé des populations sauvages qui se sont adaptées à leur nouvel environnement.

Je trouve vos prénoms très élégants.

Merci beaucoup. Nous avons essayé de choisir des prénoms qui représentent notre famille et nos valeurs.

Comment vous décririez-vous ?

Je suis un oiseau qui mesure environ 35 centimètres de long et je pèse près de 450 grammes. Mon mari Boris est un peu plus grand et un peu plus lourd que moi.

Quant à nos trois petits, ils sont en pleine croissance ! Mes plumes sont majoritairement vert clair, mais mon visage peut aussi être jaune ou bleu. On peut voir des touches d’orange et de rouge sur mes ailes lorsqu’elles sont déployées. Mes pattes sont robustes et me permettent de grimper facilement aux arbres. Elles sont zygodactyles, ce qui signifie que j’ai quatre doigts : deux vers l’avant et deux vers l’arrière. C’est cette disposition qui rend mes pattes si puissantes ! Mes griffes sont longues et épaisses. Elles m’aident à m’agripper à mon perchoir ainsi qu’à manger. J’ai un bec crochu et de très beaux yeux orange.

Waouh, vous êtes vraiment magnifique !

Merci !

Quelle est votre histoire ? Pourquoi vous nommez-vous « perroquet Amazone » ?

Mon nom peut prêter à confusion ! Le mot « Amazone » fait référence à la région amazonienne et, plus largement, à l’Amérique tropicale où vivent de nombreuses espèces de ce groupe. Cela ne signifie donc pas que tous les perroquets Amazones vivent dans la forêt amazonienne. On trouve différentes espèces du Mexique jusqu’à l’Amérique du Sud et dans certaines îles des Caraïbes.

Depuis combien de temps votre espèce existe-t-elle ?

Ma famille est très ancienne. Les premiers perroquets sont apparus il y a plus de 50 millions d’années, peu après l’extinction des dinosaures ! Quant à nous, les perroquets Amazones, les scientifiques estiment que nous existons depuis plusieurs millions d’années.

Merci pour ce cours d’histoire.

À quelle famille appartenez-vous ?

Je fais partie de la famille des Psittacidés. Ce grand groupe rassemble de nombreux perroquets d’Amérique, comme les aras, les conures et mes cousins, les autres perroquets Amazones.

Combien de perroquets Amazones êtes-vous ?

Nous sommes plusieurs millions de perroquets Amazones dans le monde. Il existe plus d’une trentaine d’espèces d’Amazones, selon les classifications scientifiques. Certaines sont très répandues, tandis que d’autres sont beaucoup plus rares et menacées.

Pouvez-vous, s’il vous plaît, m’en dire plus ?

Bien volontiers, madame la journaliste.

On compte aujourd’hui plus de trente espèces de perroquets Amazones, selon les classifications scientifiques. On nous trouve principalement sur le continent américain, notamment au Mexique, en Amérique centrale, dans les Caraïbes et dans différentes régions d’Amérique du Sud, jusqu’au nord de l’Argentine.

Certaines populations existent également dans des endroits où nous n’étions pas présents naturellement, comme à Hawaï. Là-bas, les perroquets Amazones sont issus d’oiseaux de compagnie échappés ou relâchés, qui ont ensuite formé des populations sauvages.

Vous n’êtes pas nombreux, vous les perroquets Amazones. C’est triste.

C’est vrai que certaines espèces sont aujourd’hui très rares et menacées. Mais d’autres populations restent importantes. Notre situation dépend donc beaucoup de l’espèce et de la région où nous vivons.

Où peut-on vous trouver ?

J’ai de la famille au nord du Mexique, ainsi qu’au nord de l’Argentine et également en Amérique centrale. On trouve aussi des perroquets Amazones dans les Caraïbes et dans plusieurs régions d’Amérique du Sud.

Selon les classifications scientifiques les plus récentes, on reconnaît plus de trente espèces, car certaines ont été reclassées ou séparées ces dernières années.

Vie quotidienne

Est-ce que votre espèce a une particularité ?

Je peux très bien imiter les sons et la voix humaine. Certaines Amazones apprennent des dizaines, voire des centaines de mots, même si je ne comprends pas forcément le langage comme un humain.

Une autre particularité est notre longévité. Les perroquets Amazones peuvent vivre très longtemps, souvent plusieurs dizaines d’années. En captivité, certains individus peuvent même dépasser les 50 ans lorsqu’ils bénéficient de bonnes conditions de vie. Nous sommes donc des compagnons qui peuvent accompagner une famille pendant une très longue période !

Où passez-vous la majorité de vos journées ?

Je passe la plus grand partie de mon temps dans les arbres et je rends souvent visite à ma famille dans les mangroves. La plupart du temps, je suis dans les forêts tropicales.

Nous apprécions particulièrement les grands arbres, qui nous servent à la fois de refuge et de lieu où passer la nuit. Nous pouvons aussi fréquenter les parcs et les jardins lorsqu’ils sont riches en fruits, en fleurs et en graines. Certaines populations se sont même adaptées aux zones urbaines, où la nourriture peut être abondante.

Êtes-vous toujours collée à votre groupe ou avez-vous des moments de solitude ?

J’aime beaucoup passer du temps avec mon mari et mes enfants. Nous nous retrouvons souvent entre Amazones pour chercher de la nourriture ou un coin pour dormir. Mais j’apprécie aussi le fait d’être seule de temps en temps.

Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ?

(Rire) Boris a dû me séduire avant que nous formions un couple ! Il gonflait ses ravissantes plumes vertes, dansait sur sa branche en se balançant, chantait avec amour et m’offrait même des fruits très savoureux. Il m’a fait craquer.

Régime alimentaire

Parlez-nous de votre alimentation.

Je suis surtout frugivore. Je mange des fruits, comme les mangues, les papayes et les figues, mais aussi des graines, des noix, des fleurs, des bourgeons et parfois des baies. Je ne suis pas une grande amatrice d’insectes, j’en mange très rarement.

Capacités

Avez-vous des prédateurs et comment vous défendez-vous face à eux ?

Mes principaux ennemis sont les grands rapaces tels que les aigles, les serpents comme les boas et quelques mammifères tels que les félins sauvages qui n’hésitent pas à s’attaquer à nos nids. Heureusement, nous vivons souvent en groupe : dès que l’un de nous aperçoit un danger, il pousse un grand cri pour prévenir tout le monde.

De plus, notre plumage vert nous aide à nous camoufler parmi les feuilles, ce qui nous rend plus difficiles à repérer. Cependant, l’être humain est aujourd’hui notre plus grande menace, à cause de la déforestation et du trafic illégal d’oiseaux. Certaines espèces restent donc en danger d’extinction.

Quelle vitesse pouvez-vous atteindre lorsque vous volez ?

Même si je ne suis pas l’oiseau le plus rapide du monde, je peux atteindre environ 50 km/h. C’est une vitesse respectable, mais elle est loin derrière celle de certains de mes cousins les plus rapides. Le martinet commun peut atteindre plus de 100 km/h en vol, tandis que certaines hirondelles peuvent également dépasser les 70 km/h. Nous, les Amazones, sommes donc des oiseaux rapides, même si nous ne sommes pas des champions de vitesse !

Ah oui, quand même ! Vous êtes sacrément rapide !

Je ne suis pas la plus rapide, mais je le suis suffisamment pour échapper aux griffes de mes prédateurs, même si, à mon plus grand désarroi, ils me rattrapent parfois.

Importance pour la planète

Pourquoi êtes-vous si importants pour la planète ?

Oui, nous sommes essentiels pour la forêt tropicale. En mangeant des fruits, nous transportons et dispersons les graines, ce qui aide de nouveaux arbres à pousser. Nous participons aussi à la pollinisation de certaines fleurs et nous faisons partie de l’équilibre naturel en servant de nourriture à certains prédateurs.

Et nous sommes les plus beaux ! (Rire)

Comment pouvons-nous vous protéger ?

Heureusement pour nous, de nombreuses personnes nous protègent. Des associations et des scientifiques préservent nos forêts, surveillent nos populations et luttent contre le trafic illégal.

Aux États-Unis, les perroquets Amazones bénéficient notamment de protections prévues par différentes lois. Certaines espèces sont protégées par l’Endangered Species Act, la loi américaine qui protège les espèces menacées et leurs habitats. Le commerce international des perroquets est également encadré par la CITES, une convention internationale qui limite le commerce des espèces sauvages afin d’éviter leur surexploitation.

La protection de notre habitat est également essentielle, car la destruction des forêts réduit les endroits où nous pouvons nous nourrir, nous reproduire et construire nos nids.

Avez-vous un message à faire passer pour sensibiliser les humains à votre condition ?

Nous vous serions très reconnaissants de continuer à nous protéger et de préserver notre habitat, car nous sommes des êtres vivants et ne faisons de mal à personne. Tout ce que nous souhaitons, c’est de pouvoir vivre en paix et en harmonie.

Existe-t-il une légende sur votre espèce ?

Oui. Selon une ancienne légende d’Amazonie, les perroquets étaient les messagers des esprits de la forêt. Comme ils pouvaient imiter la voix des humains, on croyait qu’ils transmettaient les messages entre les hommes et les ancêtres.

Pour terminer, auriez-vous une anecdote marrante à nous partager ?

Beaucoup de gens ne le savent pas, mais nous, les perroquets Amazones, adorons danser ! Dès que nous entendons de la musique, il nous arrive de nous balancer en rythme.

C’est tout bon pour moi. Merci de m’avoir consacré votre temps. C’était un plaisir de vous interviewer ! Grâce à vous, ceux qui liront cet article en sauront davantage sur cette incroyable espèce qu’est le perroquet Amazone. J’espère que dans un avenir proche votre espèce ne souffrira plus par notre faute et que nous apprendrons à vous respecter et à considérer les animaux comme des êtres vivants à part entière !

Avec grand plaisir ! J’espère que mes réponses ont été suffisamment claires.

Au revoir et bon retour !